15 janvier 2009
Les accessoires se suivent...
... mais ne se ressemblent pas. Les moufles tricotées en un clin d'oeil avec les restes de laine de l'écharpe sont adulées. Il serait impensable de sortir, même par temps clément et en voiture, sans avoir logé les petits pouces dans leur habitacle !
Enfin bref. Cela m'a donné envie d'avoir, moi aussi, des petites maisons pour mes pouces, et surtout de réaliser quelque chose en trois soirées. Sans perdre de temps, j'ai donc plongé dans mon placard à laine et voici ce que j'y ai trouvé :
Ne cherchez pas à masquer votre ébahissement : une pelote arrivée dans un stock n'est pas tombée dans un puits sans fond, il est tout à fait possible qu'elle soit tricotée un jour. Et, si la tricoteuse est débordée et stressée au point de ne plus être capable de succomber aux tentations du Bon Marché, il est probable que le stock en question soit utilisé rapidement...
06 janvier 2009
La guerre des accessoires
Lorsqu'on est un gentil bébé et que sa maman est pleine de "tics" vestimentaires, on essaie de lui faire entendre raison par un regard courroucé... peine perdue. Quelques mois plus tard, on ruse : en faisant passer discrètement ce bonnet sous la couverture de la poussette puis en le déposant délicatement sur ce muret... oh, non ! Encore raté !
Evidemment, lorsqu'on devient un "grand", il est beaucoup plus efficace d'argumenter pour ramener les grandes personnes à la raison :
-Je veux pas de bonnet aujourd'hui !
-(le papa, patient) : Aristide, il faut mettre ton bonnet, ou tu pourrais tomber malade !
- Je veux être malade !
- Mais non Aristide, bien sûr que non. Allez, on le met, ce bonnet.
- (A., affolé) : Non, on l'enlève ! On enlève le bonnet ! Je veux rentrer à la maison !
Dans ces conditions, difficile de trouver la motivation pour finir une écharpe déjà vouée aux gémonies.... La seule solution consiste à battre son adversaire à son propre jeu : le Verbe.
- Oh, regarde, Aristide ! Une nouvelle écharpe, que j'ai tricotée moi-même ! Avec des franges... Et en plus, elle est multicolore !
- Une essarpe ? Multicolore ?
Multicolore.... Ah, multicolore ! Par la magie de ce mot, le bambin marche fièrement en admirant son écharpe...
En revanche, je n'ai pas trouvé le sésame pour qu'il accepte de poser en écharpe. Mais, qui sait ? J'aurai peut-être la solution pour les moufles assorties, qui devraient être prêtes dans les plus brefs délais !
Je vous souhaite une...
Bonne année 2009 !
Pleine de laine et de FOs, bien sûr...
22 décembre 2008
L'équation infernale
Nouveau travail + nouveaux stagiaires + nouveau lieu de travail + nouveau mode de garde pour Aristide + nouvel ordi + nouvel appareil photo + nouveau= six mois sans blog !!!
Petit blog, comme tu m'as manqué... Terminer un tricot sans t'en faire part, ce n'est pas aussi savoureux. Promis, en 2009, je te bichonnerai. Et pour te prouver ma bonne volonté, voici le début de nos vacances de Noël - la crèche de Saint-Germain des Prés, avec un petit touriste :
Je ne suis pas peu fière : pour la première fois, j'ai fait le marché de Noël toute seule avec Aristide sans poussette, voiture, ni sac à langer, avant de l'emmener au resto !!!
22 juillet 2008
Le justicier
On dit souvent que vers deux ans, un enfant traverse une petite crise d’adolescence : c’est la période du « non ». Certes, Aristide est tout à fait capable d’exprimer bruyamment son désaccord. Toutefois, il est hors de question de galvauder un petit mot aussi précieux : il préfère de loin l’utiliser pour faire respecter les interdits. Serviable, mon petit garçon vole au secours des mamans débordées dans la salle d’attente du médecin pour les aider à remettre leurs enfants dans le droit chemin (Ah non, non, non ! Non mais !). Depuis quelques semaines, il entend également rappeler les règles – gentiment - aux grandes personnes : si d’aventure vous oubliiez une règle de politesse, vous entendriez vite un « merci » ou « pardon » insistant. Inutile d’espérer vous promener chez moi pieds nus, ou d’essayer d’échapper au brossage des dents : un petit lutin viendra vite y remettre bon ordre. Prévenant, il vous avertira d’ailleurs du danger lorsque vous vous approcherez du four, du barbecue, ou d’une fenêtre à l’étage… Enfin, je vous déconseille de vous emmêler les pinceaux en vous exprimant : s’il est en mesure de vous corriger, mon petit bonhomme n’y manquera pas … pour vous rendre service, bien entendu. Les petites voitures, elles aussi, n’ont qu’à bien se tenir : elles doivent être parfaitement alignées et équidistantes, sinon gare !
Si j'ai été peu bavarde ces derniers temps, c'était pour la bonne cause : j'ai un nouveau boulot, passionnant, mais aussi plus prenant que le précédent. J'arrive encore à trouver quelques minutes pour tricoter, mais j'ai encore besoin de temps pour en parler sur mon blog... Ca me manque ! Je vais essayer d'y remédier cette semaine, promis !
13 juin 2008
La petite ménagerie
Cet après-midi-là, j’avais décidé de profiter du beau temps pour m’attaquer à la forêt vierge au fond du jardin. Alors que je coupais, cisaillais, arrachais à cœur joie, des bruissements se firent entendre ; je m’immobilisai : de l’autre côté de la clôture, un lapin me fixait. Pas n’importe quel lapin, non : le plus adorable des lapins nains, entrevu cet hiver dans le salon des voisins… Vite, vite, j’allai chercher Aristide :
(A.) : Pin-pin ? A-pin !
(Moi) : Oui, c’est un lapin. Tu peux lui dire bonjour,
si tu veux !
(A.) : Coucou, Apin ! Btbtbtbtbt (<- parfaite
imitation du lapin)
(Le lapin, subjugué) : Btbtbtbt
(A.) : Btbtbtbt
A ces mots, le charmant animal ne se tint plus de joie : il passa, non sans peine, les oreilles, la tête, les épaules par un trou du grillage (huit centimètres tout au plus…), puis se retrouva chez nous. Nos deux amis eurent un mouvement de recul, puis Aristide reprit du poil de la bête :
« Lapin, t’as peur ? Cours, cours ! ». Notre ami aux longues oreilles décida finalement qu’un tel interlocuteur ne pouvait être foncièrement mauvais et qu’un câlin s’imposait…
Parfois, c’est dur d’être une grande personne. J’aurais bien adopté Arlequin, moi aussi, mais il faut parfois être raisonnable… et penser à ses « vrais » propriétaires. Par chance, et pour le plus grand bonheur d’Aristide, Arlequin a une famille charmante et compréhensive : un treillage fin, mais discret, permet à nos deux amis de se faire la conversation en toute sérénité, ce qui amuse beaucoup les voisins (quatre ados au compteur)…
Et puis, voici Mlle Gnée, sur sa « toiledegnée » (sic !) :
Nous lui faisons également la conversation trois fois par jour, et je sens que ce serait un drame si cette demoiselle allait tisser sa toile ailleurs…
Bref, j’ai désormais deux contraintes lors de mes séances de
jardinage :
- ne pas boucher la vue sur l’enclos du lapin ;
- ne pas déranger les araignées.
Qui a dit que les petits Parisiens ne connaissaient rien aux animaux ?
06 mai 2008
Ayé !
Grâce à mon entraîneur hors pair, Petit navire a été terminé en temps et en heure :
Le voici prêt à prendre la mer, et à braver tous les dangers pour traverser l’océan Tapisdusalon :
Comme vous pouvez le constater, l’heure est grave : ce week-end, les parents absolument indignes du petit moussaillon ont osé ranger son parc adoré… Depuis, Aristide se blottit dans son bateau, ou dans sa cabane, accompagné de ses doudous, d’un bon livre, de l’horloge que je lui ai dessinée (indispensable dans une cabane qui se respecte !), et d’un fond musical, fourni par ses jouets d’éveil retrouvés dans ce but – hé oui, il faut bien être inventif lorsque l’on a des parents suffisamment indignes pour ne pas avoir équipé ladite construction d’une chaîne hi-fi et d’une collection de disques…
Pour en revenir à Petit Navire, je ne peux que recommander la Lambswool de Phildar, une fois de plus ; si elle semble légère et printanière dans des teintes acidulées, le rendu du bleu marine est particulièrement moelleux et gonflant. J’espère qu’elle ne sera pas discontinuée, comme Phildar a l’habitude de le faire pour ses meilleurs fils !
Ma seule crainte concerne la taille : c’est un peu court pour du 2 ans. J’envisage un régime sans soupe, sans lait et sans féculents pour être sûre de le voir porté jusqu’en septembre…
Fort de son succès, mon coach a décidé de me motiver pour terminer une de mes casseroles : le tableau de naissance pour Aristide. Inutile de ricaner, j’ai une très longue liste de fausses bonnes excuses à vous proposer. De toute façon, l’important est le résultat, et cette fois-ci, c’est bon, il est enfin terminé !
Je me sens aussi légère que si j’avais réglé le sort de toutes mes casseroles (soyons lucides : je dois disposer d’une batterie de grand restaurant). Je vais donc profiter de notre semaine de vacances (nous partons demain) pour commencer un nouveau projet, avec… des pelotes de mon stock. Oui, vous avez bien lu : pas d’excursion au Bon Marché, si toutefois j’arrive à dénicher fil, modèle, et aiguilles qui me séduisent. Impressionnant, n’est-ce pas ?
29 avril 2008
Tic-tac, tic-tac...
En ce moment, nous cohabitons avec un passionné d’horlogerie : vingt, trente, cent fois par jour, il faut accompagner Aristide jusqu’à l’horloge de la cuisine, le hisser jusqu’au cadran, lui indiquer la position des aiguilles et s’assurer que la montre indique bien la même heure – et accepter de se la faire extorquer - , s’immobiliser pour entendre le « tic-tac » de la trotteuse, écrire le mot fatidique avec les lettres magnétiques du frigo, chercher des horloges dans ses livres en chantonnant « tic-tac, tic-tac », puis retourner dans la cuisine et recommencer.
Bref, je n’ai pas eu besoin d’aller chercher midi à quatorze heures pour trouver une idée de sortie – le musée Dali s’imposait :
Cette obsession pour les pendules a inspiré mon cher et tendre d’une autre manière – il a décidé de transformer le tricot de Petit Navire en course contre la montre. Je bénéficie donc d’un coach sportif digne des plus grands champions et d’aménagements conséquents de mon emploi du temps (« si on va se coucher une demi-heure plus tard, est-ce que ça te donnera le temps de terminer ta manche ? »). Le but est d’avoir terminé le gilet avant la fin de la semaine, et je crois bien que je vais y arriver en temps et en heure :
Une bande de boutonnage et six boutons à coudre, ça devrait aller, non ? Surtout lorsque les boutons sont aussi adorables que les miens :
La prochaine échéance est claire : terminer Striven !
31 mars 2008
Ohé ! Ohé ! Matelot !
Ces dix derniers jours, j’ai appris que lorsqu’on cherchait un nouveau poste, il était urgent d’attendre : je commence à recevoir des propositions alléchantes. L’une d’elles était particulièrement prestigieuse, mais incompatible avec ma vie de famille (il est hors de question que je termine après 21 heures tous les jours). D’autres sont intéressantes, mais ne prendront effet qu’après l’été. Bref, je préfère ne pas me précipiter vers un poste bancal, mais disponible immédiatement, et prendre mon courage à deux mains pour entamer une longue traversée du désert…
Dans un tel contexte, mes loisirs me sont d’une grande aide, évidemment. Il y a, bien sûr, le tricot (ce serait une excellente raison pour s’acheter du cachemire, d’ailleurs), mais aussi mes petits bidouillages pour Aristide… Je viens d’ailleurs de terminer le premier de mes projets, un livre de comptines avec les partitions (les miennes le fascinent, et j’aimerais bien les épargner) :
Désormais, mes séances de musique ressemblent à ceci, avec par-dessus le marché un petit auditeur de onze kilos sur les genoux :
Toute la difficulté consiste à décoder les nouveaux titres des chansons plébiscitées par Aristide – je viens de comprendre que « Coui-coui » correspondait à « Une Souris verte » (car les souris couinent, c’est bien connu)…
Comme j’ai consacré bon nombre de soirées à décorer notre carnet de chants, le seul tricot ayant pu progresser un peu est Petit Navire (celle-là, c’est « Ohé ! Ohé ! ») :
J’ai terminé un demi-devant, et le dos est bien avancé. Comme j’ai tout tricoté en un seul morceau en faisant glisser le fil rouge d’un rang sur l’autre, j’aurai très peu de finitions, ce qui est appréciable. J’ai tout de même hâte de l’avoir fini : pour l’instant, mon seul FO de l’année 2008 est l’écharpe « Be Sweet ». C’est un peu maigre…
21 mars 2008
Comme un grand...
Aristide a fêté ses dix-huit mois la semaine dernière…et depuis quinze jours, ses évolutions sont si rapides et substantielles que j’ai l’impression que l’on a échangé mon bébé contre un petit garçon. Quelle révolution ! On boit dans un verre, comme un grand, on se lave dans la grande baignoire, comme un grand, on monte les escaliers debout, comme un grand, on chante, on gribouille, on parle de plus en plus, on délaisse les jeux de bébés… Pour être parfaitement honnête, je consacre tout mon temps libre à me documenter, chercher des activités appropriées, m’équiper – un jour, des feutres, un autre, une règle (tracer des traits : une activité ô combien difficile et passionnante !), un autre encore, une jolie dînette pour épargner ma vaisselle :
Rassurez-vous, Aristide a aussi des petites voitures, qui intéressent beaucoup la petite fille qui est gardée avec lui…
Pour ma part, je retombe en enfance en fabriquant le matériel que je ne trouve pas dans le commerce : un imagier personnalisé, un album photos, un jeu de loto simplifié… Je consacrerai peut-être un petit message à mes bidouillages ; en tout cas, je m’amuse bien !
Malheureusement, mon temps de tricot en pâtit un peu. Striven n’a pas progressé d’un iota, tandis que Petit Navire se hisse péniblement jusqu’aux emmanchures :
Qui connaît la recette des journées de trente heures ? Bref, il vous faudra patienter un peu avant de connaître la couleur du prochain projet ! Un indice : la layette n’est pas à l’ordre du jour, donc pas de rose…




























