01 novembre 2009
Ma petite princesse
Désormais, être maman, en ce qui me concerne, ressemble à ceci :
La petite Bérénice est née le 23 Octobre 2009.
Et là, je vais profiter d'un rare moment de calme pour préparer des yaourts au chocolat et m'amuser avec ma machine à coudre...
21 octobre 2009
Un peu de "bébéologie"
Tout petit, Aristide toisait les (autres) bébés d'un air désapprobateur, voire révulsé, et se préoccupait des plus grands, enfin de ceux qui savaient déjà bien parler. Au cours du printemps, pour des raisons évidentes, son attitude a évolué et il a commencé à s'intéresser à cette espèce étrange.
- Maman... Est-ce qu'ils parlent, les bébés ?
J'essayai en vain de lui expliquer que le langage est une acquisition lente et difficile :
- Mais non, c'est pas compliqué de parler ! (Evidemment, lorsqu'on bénéficie de l'entraînement intensif de mon moulin à paroles...)
- Et... est-ce que ça parle, un cheval ? Et une orange, est-ce que ça parle ?
Première conclusion : sur l'échelle de l'évolution, le bébé est à mi-chemin entre le cheval et l'orange.
Quelques semaines plus tard :
- Maman... est-ce que ça rigole, les bébés ?
Vous noterez le glissement du sujet : un être non doué de parole ne peut être désigné que par "ça".
Là encore, l'explication fut tellement difficile à admettre que la question fut posée plusieurs fois.
Et enfin :
- Maman... est-ce que ça mange, les bébés ?
Finalement, les bébés sont plus proches de l'orange que du cheval.... La réponse me valut des yeux exorbités : pas de chocolat ? A ce stade, mon petit garçon horrifié avait abandonné tout projet de redevenir un bébé : si cela implique de mener la vie austère d'un moine cistercien, évidemment...
Le coup fatal fut porté par un nourrisson de deux mois rencontré cette semaine. Aristide, encore plein d'espoir, décida de se montrer pédagogue et de lui faire découvrir les Beatles. Force fut de constater que son petit élève n'avait aucune intention de se pâmer devant les photos de Paul et John, et que pour une raison incompréhensible, il était insensible à l'histoire du sous-marin jaune. En revanche, la jeune maman, étant impressionnée par l'autonomie d'un grand de trois ans (gloups), fut dès lors l'objet de toutes les attentions de mon bébéologue. Et, depuis, celui-ci nourrit le projet de devenir "un grand de quatre ans", ce qu'il met en oeuvre activement. De mon côté, j'éprouve régulièrement une bouffée de gratitude envers mon lave-linge, mon aspirateur et mes lingettes... Comment ça, je suis mauvaise langue ?
PS : côté tricot, rien de nouveau pour l'instant, si ce n'est quelques achats très efficaces pour me remonter (temporairement ?) le moral. Mais on verra ça la prochaine fois.
19 octobre 2009
Un "mauvais moment à passer"
Depuis le début du mois d'octobre, je saisis pleinement le sens de l'expression "désagréments de la grossesse" : douleurs ligamentaires, retour - parfois violent - des nausées, séries quotidiennes de contractions douloureuses qui se terminent, au bout de quelques heures, par des crampes diffuses, insomnies de plus en plus longues compensées par des petits sommes incontrôlables lorsque je suis seule avec Aristide (et ce, malgré une pharmacopée toujours plus impressionnante). Ajoutez à cela un petit garçon qui commence à être perturbé par la situation, et vous imaginerez aisément que je m'effondre régulièrement. A la hâte de voir le bébé a succédé l'envie d'en finir avec une situation qui devient insupportable et m'épuise, physiquement et psychologiquement.
Mes aiguilles tirent tout de même parti de ces longues nuits sans sommeil - le gilet turquoise d'Aristide est presque terminé :
Comme le pull panda en est toujours au même point, cela me vaudra une bonne séance de finitions...
Inutile de préciser qu'un autre projet a immédiatement vu le jour : j'ai mis à profit des restes de Malabrigo pour commencer une écharpe au crochet, l'étole à feuilles (que vous pouvez également admirer ici et ici) :
Contrairement à la plupart des écharpes au tricot, je ne me lasse pas de ce modèle, que je qualifierais presque d'addictif : il suffit que je m'approche de mon canapé pour m'y arrêter et faire une ou deux brides. Cela avance donc très vite :
Par conséquent, le prochain projet est déjà en préparation...
Par ailleurs, j'ai fini le mois dernier un petit gilet Phildar en coton :
Il n'est pas tout à fait adapté aux températures, ni à ma silhouette actuelle, mais le voici tout de même sur sa propriétaire :
(Vous remarquerez ma hardiesse vestimentaire : j'ai osé - et adopté - les collants sans pied et les ballerines. Une véritable révolution dans ma garde-robe).
Et puis... deux petits bavoirs pour la route :
13 octobre 2009
Wait and...
...Wait, visiblement ! Depuis hier, tout a basculé : cette fois, je serai restée plus longtemps enceinte que pour Aristide, et par ailleurs, le mythe des pavés parisiens qui aident les bébés à sortir vient de s'effondrer. Il en restera tout de même une très belle promenade nocturne sur les Champs-Elysées, un petit coucou à la Tour Eiffel et à la pyramide du Louvre, et, pour Aristide, la découverte de la "Panthère" du Ve (le Panthéon, en fait) et de la place sur laquelle, il y a très longtemps, un petit garçon habitait dans un éléphant de carton-pâte...
Bref, comme tous les préparatifs pour l'arrivée de Numérobis sont achevés, je trompe l'attente comme promis en complétant la garde-robe de mon petit Gavroche.Tout d'abord, voici le pull Panda presque terminé :
Lorsque j'ai découvert ce modèle de Bergère de France, j'ai pensé qu'il ne lui manquait qu'une toute petite chose pour devenir le pull fétiche d'Aristide : un soupçon de bleu turquoise, couleur qu'il adule de plus en plus. Comme la qualité proposée avait une lacune impardonnable dans sa palette et qu'elle avait un aspect un peu trop plastique pour mes petites aiguilles, j'en ai profité pour découvrir la fabuleuse Cascade 220 - contrairement à la photo, le bleu est turquoise à souhait. Si ce fil, très chaud et agréable à tricoter, semble rustique au départ, un petit passage à la vapeur l'adoucit et le rend lumineux et beaucoup plus sophistiqué. Il ne me restait qu'à trouver une fermeture éclair de la bonne couleur, ce qui ne fut pas une mince affaire, conclue heureusement ce matin.
Comme ce pull est trop chaud pour la demi-saison, mes aiguilles se sont aussitôt rabattues aussitôt sur une petite merveille : la Knitcool d'Adriafil. Voici une jolie qualité de mérinos rayée comme une laine à chaussette, qui devait m'occuper agréablement pendant mon accouchement (il y a trois ans, cela m'avait bien aidée à gérer les contractions...), mais ce petit gilet risque d'être terminé avant d'entrer à la maternité. Voyez plutôt :
Comme vous pouvez le constater, une bonne dose de bleuturquoâââze lui permettra d'être assorti à une grande partie de la garde-robe de l'intéressé...
Il me reste encore deux ou trois petites choses à vous montrer. Demain, peut-être ?
06 octobre 2009
Le temps des finitions
Ouf ! La petite cigogne peut désormais délaisser mes aiguilles pour accomplir sa mission (de cigogne) : l'ultime lessive sèche tranquillement, la chambre est presque organisée, la valise quasiment prête... et, last but not least, j'ai réussi à enfin terminer l'ensemble de naissance de *** !
Commençons par le gilet en Plume :
Le bonnet assorti :
Et...les chaussons :
Je ne suis pas peu fière : pour Aristide, j'avais tricoté une unique bottine. Je gage que pour mon dixième enfant, je serai une mère parfaite....
Voici la petite tenue complète :
Je vais désormais consacrer le temps qu'il me reste à Aristide. Le pauvre a le choix entre un gilet en coton, théoriquement beige mais la plupart du temps constellé de chocolat ou de sauce tomate, et Trellis, qui me semble désormais aussi confortable qu'une camisole de force... Un petit avant-goût ?
30 septembre 2009
Tout vient à point....
Si le tricot de Véronique semble avoir été atteint, ces derniers jours, d'un redoutable virus, ce sont ici tous les préparatifs, textiles ou non, pour mon bébé qui sont victimes d'une série de contretemps fâcheux.
Tout d'abord, le papier peint de la chambre, commandé en juin, semble -entre autres - avoir traversé deux fois l'Atlantique avant d'arriver la semaine dernière dans notre magasin de bricolage préféré... ce qui nous permet de goûter aux joies de la précipitation et du bricolage/nettoyage de printemps à huit mois de grossesse. Cela prend forme petit à petit...
... mais nous avons encore beaucoup à faire pour transformer cet espace en petit nid douillet.
Il y eut ensuite ce modèle de tricot, in-dis-pen-sa-ble, dont j'ai acheté la laine bien vite, et qui se révéla introuvable des deux côtés de la Manche pendant trois bonnes semaines. Incident clos, mais qui m'a bien occupée.
Et puis... j'avais décidé, comme ce fut le cas pour Aristide, de préparer moi-même serviettes et bavoirs. C'était sans compter sur les humeurs de ma machine à coudre, qui décida inopinément qu'il était temps pour elle de rendre son tablier. J'eus beau lui mettre sous la dent le pied une jolie éponge bien découpée, de petits morceaux de dentelle, du biais fleuri, elle resta de marbre. Par chance, un preux chevalier vint me secourir et débusqua sur un site italien la machine dont je rêvais depuis des années... et qui parcourut l'autoroute du Soleil à une vitesse tout à fait honorable. J'ai donc pu me remettre à piquer tout à loisir, en agrémentant mes projets des broderies les plus inespérées :
Quelques bavoirs :
Et une serviette :
Enfin, afin de décourager la pauvre femme enceinte que je suis, le sort s'acharna sur les peluches de Numérobis. Nous avions bien l'intention de revivre cette fabuleuse après-midi de septembre 2006, passée au Bon Marché à nous extasier sur ces petites boules de douceur. C'était sans compter sur une exposition temporaire qui a rogné - de façon temporaire ? - l'espace consacré à nos petits amis et éliminé de la circulation les pingouins qui nous tentaient bien (nous tenions absolument à trouver un compagnon noir et blanc). Bref, ce samedi agréable se transforma en marathon dans les grands magasins parisiens, avant de reprendre la voiture en quatrième vitesse, de constater qu'un début d'incendie mobilisait tous les pompiers du département, de prendre mille chemins de traverse, et d'arriver quelques minutes avant la fermeture dans le magasin de jouets de la dernière chance où...
Ouf ! La petite cigogne s'est trouvé des amis.
Et maintenant, petit bébé, prends ton temps, il me reste encore du tricot à terminer et à vous montrer...
14 septembre 2009
Où il est enfin question de tricot...
Depuis une semaine, je peux enfin profiter de ma grossesse : prendre du temps pour moi, penser au bébé, retrouver fils et tissus, me promener, me reposer, tout en partageant des instants précieux avec Aristide - le rythme scolaire qui est le nôtre depuis une dizaine de jours est idéal pour cela. Il était temps !
Ma machine a renoué avec l'éponge, le biais et les nounours pour que Numérobis puisse goûter, comme son grand frère, aux serviettes faites main :
Et puis... comme un bébé tout neuf devrait bénéficier de quelques vêtements tout neufs (même si l'on récupèrera ce qui est récupérable), voici les débuts de Plume, sa première brassière :
J'ai adapté un modèle classique au Pilou de Phildar. Si ce fil semble moelleux et doux à souhait, j'ai bien peur qu'il ne résiste pas à plus de trois ou quatre lavages, comme la Frimas. Fort heureusement, les bébés grandissent vite...
Pendant ce temps, mon petit écolier s'entraîne avec assiduité :
Un oeil attentif et complaisant reconnaîtra un H... et un 7 à l'envers. Une semaine d'école, ça donne envie de grandir !
10 septembre 2009
Deux mois pour...
... apprendre à Numérobis, la petite cigogne, comment tricoter, et surtout prendre au sérieux son rôle de cigogne et son rôle de peluche. Deux mois pour convaincre Aristide de ne pas adopter cet adorable petit échassier : chacun ses doudous...
07 septembre 2009
Guess what ?
Il me reste moins de deux mois et rien n'est prêt...
15 janvier 2009
Les accessoires se suivent...
... mais ne se ressemblent pas. Les moufles tricotées en un clin d'oeil avec les restes de laine de l'écharpe sont adulées. Il serait impensable de sortir, même par temps clément et en voiture, sans avoir logé les petits pouces dans leur habitacle !
Enfin bref. Cela m'a donné envie d'avoir, moi aussi, des petites maisons pour mes pouces, et surtout de réaliser quelque chose en trois soirées. Sans perdre de temps, j'ai donc plongé dans mon placard à laine et voici ce que j'y ai trouvé :
Ne cherchez pas à masquer votre ébahissement : une pelote arrivée dans un stock n'est pas tombée dans un puits sans fond, il est tout à fait possible qu'elle soit tricotée un jour. Et, si la tricoteuse est débordée et stressée au point de ne plus être capable de succomber aux tentations du Bon Marché, il est probable que le stock en question soit utilisé rapidement...



































