Histoires d'Aiguilles

Un blog de tricot...

10 mars 2008

De toutes les couleurs

 

Vraiment, vivre avec un bonhomme haut comme trois pommes est toujours aussi fascinant : après avoir passé ces trois derniers mois au milieu d’une ménagerie aboyant, caquetant, coassant, bêlant, meuglant ou bourdonnant à qui mieux mieux (c’est ici , vidéo du 15/12), nous sommes sur le point d’en voir de toutes les couleurs. Depuis deux jours en effet, Aristide dresse l’inventaire de tout ce qui est bleu dans la maison ; la découverte d’un petit morceau d’azur nous vaut quelques exclamations extatiques : « Bheu ! Bhhheu !!! ».

 

Ca tombe bien : mon panier à ouvrages vient d’accueillir un projet « bheu » marine. Je vous présente « Petit Navire », un gilet en Lambswool en taille 2 ans :

 


Petitnavire1


 

Modèle maison, que j’espère avoir terminé pour les beaux jours (donc pour mai, si l’on en croit le proverbe : « en avril, ne te découvre pas d’un fil »). C’est la première fois que j’apprécie autant de travailler avec des aiguilles fines : pour une fois, je suis fascinée par ces petites mailles précises, et j’ai l’impression que le tricot monte vite. Pourtant, c’est mon projet secondaire, dont je ne tricote qu’un rang ou deux par-ci, par-là…

 

Pour l’instant, je prépare principalement l’étape suivante : l’inventaire du violet.

Violet d’hiver d’une part, avec Striven, dont j’ai terminé l’étape la plus embêtante : j’ai réussi à tirer au clair les erreurs de traduction du patron et à doter ce jeune homme d’un col. Il ne me reste plus qu’à trouver le courage de me lancer dans les bandes de boutonnage (beurk !)…

 

Striven5

Violet d’été ensuite, avec l’écharpe Be Sweet :

Besweetfini

Isabesweet

Toute douce, toute chaude… C’est tellement agréable et gratifiant de tricoter un petit projet rapide !

 

Et ensuite ? Quelle sera la couleur du prochain projet ? J’ai déjà une petite idée… Avez-vous deviné ?


 

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25 février 2008

Devoirs de vacances

Merci pour vos réactions sur mon dernier message. Comme certaines l’ont suggéré, j’ai essayé de louvoyer, de faire des concessions, d’accepter l’inacceptable, mais la situation ne s’est pas améliorée, loin de là… et s’enlise depuis plusieurs mois. Mon départ est par conséquent inévitable, il ne me reste plus qu’à trancher entre un poste alléchant mais qui ne sera disponible que dans quelques mois (combien ?), et avec quelques paramètres non définis (changement d’encadrement notamment), et un autre, disponible immédiatement, parfait pour materner – voire partir en congé de maternité -, mais moins intéressant et moins stratégique pour ma carrière. Wait and see…

 

Pour le moment, j’essaie de profiter de mes vacances, qui sont si bien remplies que je n’ai presque pas le temps de tricoter ! Moi qui comptais écouler mon stock…

Parmi mes activités, une visite aux Puces de Saint-Ouen devait me permettre de trouver des petits vases (j’en manque toujours), des saladiers anciens, et de repérer une table de bistro ou un vestiaire pour la maison. J’ai été remarquablement efficace :

Puces

Un collier qui va fasciner un petit bonhomme, un magazine de tricot des années 40 avec des modèles superbes, et de vieux boutons de nacre… Hum ! Cela dit, trouver de jolis boutons à Paris me prend toujours une après-midi : les merceries bien achalandées se trouvent loin de chez moi et il faut toujours faire la queue, ce qui devient lassant. J’ai donc décidé de me constituer un petit stock de modèles classiques, pour éviter d’attendre des semaines lorsque je manque de temps. Ca y est, ma petite collection est commencée…

 

Striven a tout de même récupéré une deuxième manche :

Striven4

Il ne me reste que le plus épineux à faire : corriger les erreurs de traduction pour faire un col correct, et tricoter les bandes de boutonnage, que j’ai en horreur…

 

Les écheveaux que j’avais rapportés de Londres ont, quant à eux, changé d’aspect :

Besweet1

Une écharpe toute douce, qui fait des rayures toute seule, et qui monte vite… Quel bonheur ! C’est l’occasion pour moi de découvrir les fameuses aiguilles Addi Turbo. Certes, contrairement à la légende, elles ne tricotent pas de leur propre chef un pull norvégien en cinq minutes, mais elles permettent vraiment d’aller plus vite et j’apprécie de ne pas avoir à « pousser » les mailles du fil vers l’extrémité métallique : c’est vraiment un gain de temps et  d’énergie.

 

Pour finir, voici une dernière photo de Trellis, un peu plus précise :

Trellisfini

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21 février 2008

Une faute grave

Un jour, j’ai commis une lourde erreur professionnelle, une bourde tellement énorme qu’elle ne se rachète pas : je suis partie en congé de maternité. J’ai donc lâchement laissé mon chef avec une ligne vide sur son tableau Excel, et ce, pendant plusieurs mois. Il a fallu que j’aggrave mon cas quelques mois plus tard en « séchant » une réunion de routine pour conduire l’objet du délit aux urgences… Rassurez-vous, il ne s’est rien dit d’important pendant cette réunion ; ouf ! (Et au cas où ça intéresserait quelqu’un, Aristide va bien...)

Je me suis porté le coup fatal au début du mois, en prévenant bien à l’avance que je ne serais pas disponible un mercredi après-midi particulier, que ce n’était pas négociable, et en refusant une réunion de routine fixée ce jour-là à la dernière minute. Désormais, c’est avéré : je suis une tire-au-flanc.

 

 Je suis également à bout de patience, et je sens bien que la seule chose à faire est de proposer mes services à une autre équipe, avant que la situation n’empire encore (est-ce possible ?). Bref, je fais une petite pause, pendant trois semaines, pour reprendre mon souffle, un peu de courage, chercher des cieux plus cléments, éviter de craquer complètement…

 

J’aimerais mettre cette période à profit pour tenir mon blog à jour plus régulièrement et faire le ménage dans ma corbeille à ouvrages. Une gageure ? On verra bien !

Trois objectifs pour l’instant : terminer Striven, le tableau de naissance d’Aristide (no comment !), et utiliser les deux écheveaux dénichés lors de mon dernier passage à Londres. Ca devrait être faisable, non ?

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15 février 2008

Les Dangers de la Maison

Oyez, oyez, jeunes mamans ! Le célèbre livre de Laurence Pernoud, pourtant si fiable, comporte quelques inexactitudes, qu’il convient de rectifier : il est tout à fait inutile d’acheter des barrières de protection pour les fours ou les escaliers, puisqu’il faudrait employer la force – et une paire de boules Quiès – pour réussir à approcher votre bambin à moins d’un mètre de ces équipements. (Je me demande même comment, en cinq semaines, on va passer de la phase « j’ai le vertige, je ne veux pas descendre » à « j’ai dix-huit mois, je descends tout seul les escaliers »). De la même manière, une tricoteuse peut laisser son tricot dans un coin du canapé sans crainte.

En revanche, ne laissez jamais, mais vraiment jamais, traîner le moindre magazine de tricot : vous le retrouveriez systématiquement dans le parc, un peu froissé, beaucoup lu – ou un peu lu, beaucoup froissé ? C’est selon. Je vous déconseille également d’entreposer une plaque de chocolat à moins d’un mètre cinquante de hauteur…j’ai des preuves :

 

Chocolat

Trêve de plaisanteries, j’ai tout de même un peu de tricot à vous montrer. Trellis est terminé et porté :

 

 

Aristidetrellis1

Aristidetrellis2

C’est bizarre : j’ai détesté tricoter la Quiétude de Phildar, lui reprochant son aspect trop « plastique », son manque de relief, mais j’ai rarement été aussi fière d’un FO – une fois terminé, les torsades rendent très bien, le gilet est mignon, et le fil ne bouloche pas pour l’instant. A propos, le gilet en Frimas se dégrade de plus en plus, au point de ne plus être présentable. Il ne pourra certainement pas être porté par un autre enfant, c’est dommage…

 

Comme j’ai été une maman sage qui a bien tout tricoté comme il faut pour son petit, je m’offre un peu de répit avec Striven, du Rowan 42 :


Striven1

 

Striven2  Striven3

Je me délecte : la Felted Tweed et la Wool Cotton sont géniales, les coloris sont superbes, le point paraît complexe mais ne l’est pas, le tricot monte vite, j’ai rentré tous les fils avant d’avoir eu le temps de me décourager… Je n’ai qu’une réserve : j’ai acheté par erreur la version française du magazine, et la traduction laisse vraiment à désirer. Les symboles des torsades ne sont pas expliqués, certains détails cruciaux ont été oubliés, bref, j’ai été obligée de défaire plusieurs rangs à cause de ces inexactitudes. Grrr !!! Je serai plus vigilante pour la prochaine édition, c’est promis !

 

PS : Rassurez-vous, je reste vigilante pour prévenir les accidents domestiques, et je ne laisserais pas Aristide seul dans la cuisine avec un four allumé, une bouteille d’eau de Javel et une collection de couteaux…

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29 janvier 2008

Bonne année !

Puisqu’il n’est pas trop tard pour présenter ses vœux, je laisse à Aristide le soin de vous souhaiter une « petit(e) » année 2008, ce qui veut dire, en langage bébé, une année géniale.

Pour ma part, trois de mes résolutions ont été appliquées, qui mériteraient la qualification de « révolutions » :

 

1/ J’ai troqué ma poussette italienne – une petite merveille de technicité, d’ergonomie, de classe, et de vidage de porte-monnaie - contre un specimen de marque non identifiée, disponible pour moins de vingt euros en grande surface, et c’est le bonheur ! Pourquoi donc ? A cause d’une petite différence d’une dizaine de kilogrammes qui me permet de me déplacer à ma guise avec Aristide sans avoir l’impression d’effectuer à chaque instant les douze travaux d’Hercule – le métro parisien ne nous fait plus peur ! Nous avons déjà rendu visite à une vieille amie :

 

Toureiffel

2/ La photo suivante n’est pas un trucage :

 

V_lo

Depuis une chute mémorable, il y a quinze ans, je n’étais plus remontée sur un vélo : courageuse, mais pas téméraire ! J’avais pourtant promis de m’y remettre en même temps que mes enfants, pensant ainsi gagner du temps ; j’ignorais alors que le Père Noël offrirait des engins à roulettes à toute sa petite famille… Contre toute attente, c’est moi qui apprécie le plus les sensations que procure mon bolide (mon fils est, lui aussi, courageux mais pas téméraire).

 

3/ J’ai réussi à couper le cordon, et à passer quelques nuits en amoureux, loin d’Aristide ! Pour réussir cette prouesse, il me fallait une bonne raison : les magasins d’usine à Las Vegas, la Vallée de la Mort et le Grand Canyon…

 

Lasvegas

Il est tout de même incroyable que cette ville démesurée doive sa renommée à ses casinos ; personnellement, je signalerais plutôt ses jeans Levi’s à 26$ (18€), ses T-shirts Guess à prix H&M, et plein d’autres raisons de revenir avec une valise supplémentaire…

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06 janvier 2008

La guerre des accessoires

Lorsqu'on est un gentil bébé et que l'on a une maman pleine de tics vestimentaires, on lui lance de temps à autre des regards courroucés pour la ramener à la raison. Mais ça ne marche pas... Alors, au bout de quelques mois, on use de toutes les ruses pour se débarasser des objets du délit : en glissant discrètement le bonnet sous la couverture de la poussette puis en le déposant tout doucement sur ce muret, là... oh, zut ! Encore raté ! Un jour, enfin, on devient un grand, presque aussi éloquent que T'choupi et Franklin (Note de la Maman : et trois fois plus bavard...), et l'on peut essayer de faire entendre raison aux grandes personnes.

- Je veux pas de bonnet !

Papa, indulgent : - Allons, Aristide. Il faut mettre ton bonnet car il fait très froid. Sinon tu pourrais tomber malade.

Le petit garçon, convaincu : - Je veux être malade !

Papa, impassible : - Bien sûr que non. Allez, on le met, ce bonnet.

Le petit garçon, aux abois : - On l'enlève ! On enlève le bonnet !

Lorsque l'on assiste à une telle scène alors qu'une écharpe vous a déjà occupée pendant plusieurs soirées, on est en droit de frémir : comment terminer avec amour un tel objet de torture ? Il suffit, en fait, de continuer quelques instants sa promenade sur la berge d'un ruisseau gelé tout en soufflant dans ses mains gantées et frigorifiées pour retrouver la motivation et finir l'accessoire en question le soir même. D'ailleurs, le voici :

Echarpefinie

Oh, rien d'extraordinaire. C'est même le FO dont je suis la moins fière ; cette écharpe présente juste deux qualités : elle a été réalisée rapidement, avec des restes de mon stock. Reste maintenant le plus épineux : faire de son futur propriétaire un heureux propriétaire. Le moyen ? Devancer son adversaire en utilisant ses propres armes... le Verbe.

- Regarde Aristide : je t'ai tricoté une écharpe. Je l'ai faite moi-même ! Et regarde : elle a des franges - comme elles sont douces !

- Une essarpe ? Des franges ?

- Oui, et en plus, elle est multicolore !

Ah, multicolore ! Par la magie de ce joli mot, le bambin marche fièrement en admirant son écharpe. Multicolore...

En revanche, je n'ai pas trouvé le sésame pour que l'on accepte une séance de photos avec l'écharpe - voyez plutôt :

Aristide_charpe

Ce n'est que partie remise : les moufles assorties seront bientôt en service...

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05 décembre 2007

Revue de laine : trois ans après...

Lorsque je découvre un nouveau fil, je suis immanquablement taraudée par la question de sa durabilité : comment accepter de consacrer des dizaines d’heures à un projet qui se transformera en quelques instants en serpillière ? Mes mésaventures récentes avec la Frimas et la Quiétude m’ont rappelé à quel point cet aspect était crucial. Je vous propose donc une petite présentation de mes fils préférés.

 

- La Tiur, de Dale of Norway : celles qui redoutent de passer une commande en norvégien (j’en fais partie) vont offrir à leurs pelotes un beau voyage – un aller-retour Europe-Etats-Unis, quelle chance quand on est une pelote de laine ! Cependant, cette laine globe-trotter le vaut bien : mon gilet Kastanje n’a pas pris une ride, ni une bouloche. Le fil, légèrement  poilu, est toujours aussi lumineux, net, et s’adoucit même, sans s’avachir. Je pense que mon cardigan sera toujours présentable en 2015 !

 

Kastanjefini

- La Pure Laine de Phildar : un excellent rapport qualité-prix, facile à dénicher pour les Françaises. Mes deux pulls sont portés, lavés, tout en restant impeccables. C’est impressionnant ! Je me lancerai dans un pull irlandais lorsque j’aurai un peu de temps.

Breton8     Lopi

- La Wool Cotton de Rowan : ce fil fut un régal à tricoter ; doux, bien mouliné, décliné dans des coloris époustouflants (pas moins de quatre nuances de mauve !), et lavable en machine, bref une qualité idéale pour les bébés ou le printemps. Lors de la première semaine de vie de mon gilet, celui-ci a vite perdu son aspect neuf ; j’ai cru qu’il allait boulocher, mais non : il a gardé cette allure un peu veloutée et ne s’est pas altéré depuis, malgré une utilisation fréquente depuis trois ans et demi. D’ailleurs, je récidive dans quelques jours avec mon Ecossais….

Vintage8

A votre tour, maintenant ! Je passe le relais à Véronique, Clémence, Christine, Sophie et toutes celles qui le souhaitent pour nous décrire leurs fils préférés !

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27 novembre 2007

La fin du tunnel

Je commence à m’accoutumer à la Quiétude et à ses nombreux défauts. A vrai dire, je suis encouragée par la vitesse à laquelle Trellis progresse, au point de songer à l’achat des boutons :

 

Trellis2

Plus qu’une manche et demie et un col châle avant la quille !!! A moi alors les fils chamarrés et les matières nobles, à moi les projets de longue haleine et sans échéance, à moi les petits plaisirs égoïstes… Il est temps de prendre de bonnes résolutions :

- désormais, j’essaierai de ne plus déroger à la règle « un projet pour moi, un projet pour Aristide » ;

- je n’hésiterai plus, à l’avenir, à acheter un petit pull du commerce pour éviter de tricoter à marches forcées : le tricot doit avant tout rester un loisir ;

- je serai prévoyante pour la garde-robe de ma progéniture qui grandit vite ;

- je m’efforcerai de dénicher des matières nobles lavables en machine pour mon bébé.

 

Evidemment, les bonnes résolutions ne sont pas censées être tenues…

 

Une conclusion positive s’impose tout de même : ma vitesse de tricot est revenue à la normale, c’est-à-dire un pull par mois. Un gilet en dix-huit mois requiert autant de travail qu’un cardigan en taille 36, malgré les apparences. Il ne faut donc pas désespérer…

 

Pour finir, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : on a retrouvé le petit Poucet…


Petitpoucet

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21 novembre 2007

Le coeur et la raison

Je viens de consacrer six semaines à la garde-robe d’Aristide. Que pourrais-je bien faire ensuite, sachant que je ne manque pas de modèles alléchants, ni de copines tentatrices (je laisse aux copines concernées le soin de rougir comme il se doit) ? C’est tout simple : je constate qu’Aristide se passionne pour la cuvette des toilettes et pour la poubelle, dans laquelle il fouille régulièrement en plongeant bien les bras, et que je n’ai par ailleurs plus besoin de replier le bas de sa salopette. En d’autres termes, la garde-robe de l’intéressé se doit d’être complétée rapidement avec quelques gilets un peu plus grands…. Je me contenterai donc de saliver à distance devant mes modèles de prédilection (celui-ci, celui-là ou encore   celui-là), tout en tricotant courageusement pour mon géant tout petit bébé.

 

Je vous présente donc Trellis, déniché sur Knitty:

 

Trellis1

Le choix de la laine fut un désastre : j’ai jeté mon dévolu sur la Quiétude de Phildar, dont j’avais lu des commentaires élogieux ; il n’en est rien. D’une part, le fil n’est pas mouliné assez serré, et par conséquent se dédouble constamment. D’autre part, il ne fait pas ressortir le relief comme il se doit. Enfin, il a un aspect « plastique » qui me rappelle les gilets de grand-mère des années 70… Malheureusement, je ne m’en suis rendu compte qu’après avoir emmené et maltraité mes pelotes à Istanbul : les pauvrettes n’étaient plus présentables pour un échange… Ma radinerie eut le dernier mot. Avouons tout de même que ce fil est doux et qu’il doit passer en machine sans aucun problème (c’est la moindre des choses) ! Bref, évitez la Quiétude…

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19 novembre 2007

Un petit air de "déjà vu"...

Chaperon rouge….

Aristidechaperonrougebis   Aristidechaperonrouge

 

Ou chaperon bleu ?

 

Aristidechaperonbleu

Le petit chaperon rouge, au moins, prenait la pose, et ne nourrissait pas une passion insensée pour mon mètre ruban (la dernière photo éclairera Clémence sur la cause de l’humidité de mes accessoires de tricot)…

Je me suis beaucoup attachée à ce petit manteau, dont la laine fut dénichée quelques heures après notre sortie de la maternité (il fallait bien présenter le Monoprix local à Aristide, n’est-ce pas ?), et qui fut de toutes nos promenades dominicales pendant six mois. Le petit chaperon rouge m’évoque donc la vallée de la Bièvre sous un doux soleil d’hiver, des pauses biberon au bord de l’eau et un poupon joufflu et satisfait.

Las ! Il était évident que ce petit vêtement ne serait pas des nôtres cet automne ; nostalgique, j’ai donc écumé les Monoprix du sud parisien, en vain : pas la moindre petite pelote de Husky rouge à l’horizon. Dépitée, je me suis rabattue sur de la Kadischa, bleue, de chez Phildar (le rouge était affreux). Deuxième déconvenue : le catalogue des « Bébés de la Droguerie » s’arrête à la taille 12 mois. Aristide n’est plus un bébé ! Je ne me suis pas avouée battue et j’ai adapté le modèle aux mensurations de l’intéressé. Enfin, après toutes ces péripéties, mon lutin est de retour !


Chaperonbleufini

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