27 novembre 2007
La fin du tunnel
Je commence à m’accoutumer à la Quiétude et à ses nombreux défauts. A vrai dire, je suis encouragée par la vitesse à laquelle Trellis progresse, au point de songer à l’achat des boutons :
Plus qu’une manche et demie et un col châle avant la quille !!! A moi alors les fils chamarrés et les matières nobles, à moi les projets de longue haleine et sans échéance, à moi les petits plaisirs égoïstes… Il est temps de prendre de bonnes résolutions :
- désormais, j’essaierai de ne plus déroger à la règle « un projet pour moi, un projet pour Aristide » ;
- je n’hésiterai plus, à l’avenir, à acheter un petit pull du commerce pour éviter de tricoter à marches forcées : le tricot doit avant tout rester un loisir ;
- je serai prévoyante pour la garde-robe de ma progéniture qui grandit vite ;
- je m’efforcerai de dénicher des matières nobles lavables en machine pour mon bébé.
Evidemment, les bonnes résolutions ne sont pas censées être tenues…
Une conclusion positive s’impose tout de même : ma vitesse de tricot est revenue à la normale, c’est-à-dire un pull par mois. Un gilet en dix-huit mois requiert autant de travail qu’un cardigan en taille 36, malgré les apparences. Il ne faut donc pas désespérer…
Pour finir, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer : on a retrouvé le petit Poucet…
21 novembre 2007
Le coeur et la raison
Je viens de consacrer six semaines à la garde-robe
d’Aristide. Que pourrais-je bien faire ensuite, sachant que je ne manque pas de
modèles alléchants, ni de copines tentatrices (je laisse aux copines concernées
le soin de rougir comme il se doit) ? C’est tout simple : je constate
qu’Aristide se passionne pour la cuvette des toilettes et pour la poubelle,
dans laquelle il fouille régulièrement en plongeant bien les bras, et que je
n’ai par ailleurs plus besoin de replier le bas de sa salopette. En d’autres
termes, la garde-robe de l’intéressé se doit d’être complétée rapidement avec
quelques gilets un peu plus grands…. Je me contenterai donc de saliver à
distance devant mes modèles de prédilection (celui-ci, celui-là ou encore celui-là), tout en tricotant courageusement pour mon
géant tout petit bébé.
Je vous présente donc Trellis, déniché sur Knitty:
Le choix de la laine fut un désastre : j’ai jeté mon dévolu sur la Quiétude de Phildar, dont j’avais lu des commentaires élogieux ; il n’en est rien. D’une part, le fil n’est pas mouliné assez serré, et par conséquent se dédouble constamment. D’autre part, il ne fait pas ressortir le relief comme il se doit. Enfin, il a un aspect « plastique » qui me rappelle les gilets de grand-mère des années 70… Malheureusement, je ne m’en suis rendu compte qu’après avoir emmené et maltraité mes pelotes à Istanbul : les pauvrettes n’étaient plus présentables pour un échange… Ma radinerie eut le dernier mot. Avouons tout de même que ce fil est doux et qu’il doit passer en machine sans aucun problème (c’est la moindre des choses) ! Bref, évitez la Quiétude…
19 novembre 2007
Un petit air de "déjà vu"...
Chaperon rouge….
Ou chaperon bleu ?
Le petit chaperon rouge, au moins, prenait la pose, et ne nourrissait pas une passion insensée pour mon mètre ruban (la dernière photo éclairera Clémence sur la cause de l’humidité de mes accessoires de tricot)…
Je me suis beaucoup attachée à ce petit manteau, dont la laine fut dénichée quelques heures après notre sortie de la maternité (il fallait bien présenter le Monoprix local à Aristide, n’est-ce pas ?), et qui fut de toutes nos promenades dominicales pendant six mois. Le petit chaperon rouge m’évoque donc la vallée de la Bièvre sous un doux soleil d’hiver, des pauses biberon au bord de l’eau et un poupon joufflu et satisfait.
Las ! Il était évident que ce petit vêtement ne serait pas des nôtres cet automne ; nostalgique, j’ai donc écumé les Monoprix du sud parisien, en vain : pas la moindre petite pelote de Husky rouge à l’horizon. Dépitée, je me suis rabattue sur de la Kadischa, bleue, de chez Phildar (le rouge était affreux). Deuxième déconvenue : le catalogue des « Bébés de la Droguerie » s’arrête à la taille 12 mois. Aristide n’est plus un bébé ! Je ne me suis pas avouée battue et j’ai adapté le modèle aux mensurations de l’intéressé. Enfin, après toutes ces péripéties, mon lutin est de retour !
13 novembre 2007
Retour aux sources
Pour une raison qui m’échappe, en ce moment, ma garde-robe se recentre autour de ma couleur « basique » :
Manteau déniché sur Argyll Street et pour les chaussures, une fin de série de la rue Saint-Placide…Et puis, les plus beaux écheveaux que j’aie jamais vus :
Des matières nobles, recyclées par une communauté dans le besoin…En plus, c’est du tricot éthique ! Il suffit ensuite de prendre une paire de grosses aiguilles, de faire un bête point mousse, et ce fil merveilleux produit un résultat superbe : c’en est presque de la triche.
Donc, pour la Malabrigo, je vote moi aussi pour Velvet Grapes ! Je vous remercie pour vos judicieux conseils, il ne me reste plus qu’à me mettre au travail.
Comme vous l’avez certainement deviné, j’ai usé mes semelles sur les pavés londoniens et parisiens la semaine dernière : j’étais en vacances. Le clou de cette cure de shopping fut un détour par le Grand Bazar à Istanbul, en famille, pour le plus grand plaisir d’Aristide. D’ailleurs, il n’a pas eu de mal à adopter un mode de vie oriental :
Je vous rassure, il ne vient pas de fumer le narguilé…
Les plus attentives auront remarqué qu’il étrennait son gilet rayé. Celui-ci fut fini juste à temps !
Je préfère vous prévenir : la qualité Frimas de Phildar est très douce, chaude et confortable, mais elle bouloche énormément et a déjà un aspect usé au bout d’une semaine…


















