Histoires d'Aiguilles

Un blog de tricot...

10 septembre 2007

Ca n'a rien à voir avec le tricot, mais....

... j'ai besoin d'en parler. Dans quelques semaines, mon grand-père nous aura très certainement quittés.

Ce jeune homme de quatre-vingt neuf ans qui, ce printemps encore, tondait sa pelouse, faisait ses confitures et conduisait sa voiture est martyrisé par sa prostate. La situation est devenue invivable. On lui a donc laissé le choix : ne rien faire, et vivre un enfer qui l'affaiblira très rapidement, ou se faire opérer, ce qui est risqué à son âge. Aujourd'hui, ma grand-mère et lui ont tranché : on prendra le risque.

Soyons lucides : il n'y croit plus, et j'ai entendu - pour la première fois - un vieillard au téléphone, qui souhaitait "nous voir encore une fois". Comment garder espoir dans ces conditions ? Comment se dire que ce n'est pas la fin ?

Nous allons le voir samedi, bien sûr. Verra-t-il encore Aristide ? J'aimerais tant que mon bébé puisse connaître et se souvenir de celui dont il a les oeillades malicieuses, les paluches et le bon coup de fourchette ! Comment avoir le courage, samedi, de ne pas pleurer, de le réconforter, et de lui insuffler courage et espoir, pour qu'il s'en sorte ?

Posté par zalinette à 21:48 - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


04 septembre 2007

La vie reprend son cours

Depuis une semaine, j’expérimente pleinement ma nouvelle vie : aménagement de la maison, déménagement professionnel, voiture agonisante, premiers pas d’Aristide… Et je réalise peu à peu que mes craintes étaient infondées.

- Contrairement à toute attente, une maison dans un quartier calme se salit moins vite qu’un petit appartement à deux pas du périphérique et du boulevard des Maréchaux ;

- Il est beaucoup moins fatigant de faire deux kilomètres à pied ou en trottinette entourée de maisons et d’arbres que de longer le périphérique sur une distance deux fois plus faible ;

- Grâce à un bon réseau de bus, il m’est tout à fait possible de faire du shopping à Paris pendant la pause déjeuner ; c’est un peu sportif et fatigant, mais c’est possible ;

- Un lave-vaisselle, ça aide.

En outre, j’arrive à déjeuner chez moi régulièrement, ce qui me permet de voir Aristide, de passer dans le jardin, voire de tricoter, et donc de rendre les journées moins fatigantes. Il ne me reste plus qu’à trouver un cours d’aquagym compatible avec mes contingences et une baby-sitter pour pouvoir aller au café-tricot, et la situation sera idyllique.

 

Mon bébé, en apprenant à marcher, devient un petit garçon. Contrairement à ce qu’on m’avait prédit, cela ne se traduit pas par une heure de dodo plus précoce, bien au contraire ! On oublie bien souvent de faire la sieste l’après-midi… Par ailleurs, on m’a fait comprendre clairement que l’on pouvait se passer de moi pour jouer le soir. Rassurez-vous, la maman a tout de même une utilité : c’est embêtant de ne pas savoir lire lorsqu’on est un rat de bibliothèque, et que l’on consacre pratiquement une heure par jour à cette activité …


Aristidelit


Un petit garçon sage pris en flagrant délit...

Bref, je retrouve un peu de temps libre en début de soirée.

 

Le temps du tricot est donc revenu ! Voici donc une photo affreuse d’un petit top aubergine dont j’espère profiter avant les frimas :

 

Aubergine1

Coton et modèle de chez Cat’Laines.

 

Pour finir, une petite visite de ma salle de bains s’impose :

Salledebains

Je ne me lasse pas de mes faïences italiennes…

Posté par zalinette à 19:36 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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